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Lettre d'information dédiée au COVID-19

  • Dr Didier Panizza

Lettre d'information dédiée au COVID-19

Bonjour à tous,

En réponse à vos nombreuses demandes, je vous propose ce mois-ci une lettre d'information spécialement dédiée au COVID-19.

Coronavirus est le syndrome respiratoire aigu à coronavirus 2, dont l’abréviation est SARS-CoV-2. La maladie causée par SARS-CoV-2 est coronavirus desease 2019, en abrégé COVID-19.

Les coronavirus sont une famille de virus qui infectent les animaux et les hommes.

COVID-19 est apparu en Chine en décembre 2019 dans la région de Wuhan et s’est propagé au début aux personnes qui côtoyaient celles qui avaient été infestées par COVID-19.

Le virus s’est ensuite très rapidement répandu dans les autres régions du monde en raison des très nombreux voyages à travers la planète avec pour effet un grand nombre de  personnes infectées.

Le 11 mars, l’ OMS déclarait COVID-19 pandémie. Le 15 mars 2020, on totalisait 167,634 cas confirmés et 6456 décès dans 114 pays.

Depuis la situation s’est fortement aggravée.

Comment COVID-19 se propage-t-il ?

La contamination se fait de personne à personne, essentiellement par contacts rapprochés inférieurs à 1 à 2 mètres.

Bien que cette distance soit remise en question par une étude réalisée par des épidémiologistes chinois publiée le 9 mars dans le South China Morning Post, montrant la persistance du virus jusqu’à 4,5 mètres. Malgré cela, les autorités chinoises recommandent une distance de sécurité de 1 mètre et les autorités américaines une distance de 1,8 mètre.

Les autorités françaises ont défini le périmètre de sécurité à 1 mètre.

COVID-19 est transmis par les particules de salives expulsées par la toux ou l’éternuement d’une personne dont les voies respiratoires sont infectées.

Le virus peut rester dans l’air et conserver sa virulence pendant 3 heures. Les microparticules semblent toutefois rapidement retomber sur le sol.

Mais là aussi, cette notion de survivance est remise en cause par une étude publiée dans The Journal Of Hospital Infection ce mois de mars 2020, montrant que les autres coronavirus humains comme le SARS (Severe Acute Respiratory Syndrome) peuvent persister sur des surfaces (métal, plastique, verres..) jusqu’à 9 jours.

Le temps qui s’écoule entre l’exposition au virus et les symptômes de la maladie varie de 2 à 14 jours.

La contagiosité d’une personne est d’autant plus importante que ses symptômes sont sévères, mais elle peut commencer avant l’apparition de ses premiers symptômes.

Il est admis qu’une personne infectée peut contaminer 2 à 2,5 personnes, ce qui est plus élevé que la transmission de la grippe

Quels sont les symptômes de COVID-19 ?

Les symptômes sont :

  • La fièvre
  • Le rhume
  • L’essouflement
Quand appeler votre médecin ?
  • Dès l’apparition des symptômes 
    • si vous avez été en contact avec une personne malade
    • si vous vivez dans une zone infectée
    • si vous pensez avoir été en contact avec le virus
Quelles sont les complications de COVID-19 ?
  • Pneumonie
  • Détresse respiratoire
Quels sont les taux de mortalité ?

Ils ne sont pas encore réellement connus en France, compte tenu du manque de dépistage.

En revanche, ils sont connus pour la Chine :

  • moins de 50 ans : 0,2 à 0,4 %
  • 50-59 ans : 1,3%
  • 60-69 ans : 3,6%
  • 70-79 ans : 8%
  • après 80 ans : 14,8%

Le rapport de l’OMS du 6 mars dernier fait état d’un taux de mortalité brut (nombre de morts divisé par le nombre de cas déclarés) de 3 à 4% globalement.

Mais dans un pays comme la Corée du Sud où une démarche agressive de dépistage et d’isolement a été mise en place rapidement, le taux était de 0,7% le 9 mars.

Quels traitements pour COVID-19 ?

Il n‘y a pas de médicament antiviral officiellement reconnu efficace contre COVID-19.

Plusieurs traitements avec des médicaments existants (chloroquine ou hydroxychloroquine + Azithromycine) sont actuellement testés, notamment par l’équipe du Professeur Didier Raoult de Marseille, avec des résultats très prometteurs.

D’autres expérimentations sont lancées à plus grande échelle.

De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui chez les praticiens hospitaliers et libéraux pour réclamer la libéralisation de ces traitements, connus de très longue date pour leur utilisation dans le traitement et la prévention du paludisme, et étonnamment retirés des officines pharmaceutiques peu de temps avant le début de la crise sanitaire : Pr Didier Raoult, Pr Christian Perrone, Pr Philippe Juvin, Centre Hospitalier de Toulouse, appel du Dr Philippe Douste-Blazy, ancien ministre de la santé….

Attention à l’Ibuprofen (Advil), utilisé pour traiter la fièvre, les maux de tête et les douleurs mais qui semble augmenter la virulence de  l’infection à COVID-19 en favorisant l’expression de l’enzyme ACE2 (angiotensin-converting enzym 2).

Or cette enzyme est déjà augmentée chez les patients diabétiques ou hypertendus, et c’est la raison pour laquelle ils sont  souvent traités par des médicaments inhibiteurs de l’enzyme de conversion.

L’Agence Européenne du Médicament EMA rappelle qu’il est important de ne pas interrompre les traitements par inhibiteurs de l’enzyme.

Selon certains rapports, les médicaments ACE inhibiteurs pourraient réduire le risque de pneumonie.

EMA recommande aux patients traités par anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme Ibuprofène, voltarène….pour des maladies chroniques de ne pas interrompre leur traitement, mais de l’utiliser à la plus petite dose efficace.

European Medicines Agency : www.ema.europa.eu

Pour traiter la fièvre ou les douleurs pendant un COVID-19 : utilisez le paracétamol !

Quelles sont les barrières de protection contre le virus ?
  • le lavage de mains : le moyen le plus sûr de prévenir la contamination est d’avoir les mains propres 

    • se laver les mains avec du savon de marseille
    • se désinfecter les mains avec un gel hydroalcoolique ou un désinfectant (alcool 60/70°)
    • Ne pas se toucher les yeux, le nez et la bouche
  • pas de confinement avec une personne malade ou testée positive
  • distanciation sociale, c’est-à-dire les actions destinées à réduire les contacts personne-personne pour réduire la propagation de l’épidémie

    La distanciation concerne :

    • les personnes et les familles : respecter une distance supérieure à 1,5 m avec toute personne (les médecins chinois recommandent 4 m)
    • le travail : télétravail
    • les personnes à risques : plus de 60 ans – maladie en phase aigue ou évolutive – dépression du système immunitaire – maladies autoimmunes y compris Hashimoto et Basedow - grossesse – hypertension artérielle – diabète – obésité abdominale – problèmes cardiaques ou vasculaires – maladies pulmonaires – personnes sous traitements immunosuppresseurs   
Comment protéger les autres ?
  1. Si vous vous sentez malade : restez chez vous si vous n’avez pas besoin de soins médicaux 
  2. Si vous pensez avoir besoin de soins médicaux, optez pour une consultation vidéo ou téléphonique
  3. Parlez avec un masque ou une écharpe ou un bandana
  4. Chaque jour, nettoyez et désinfectez les surfaces comme tables, poignées de portes, interrupteurs, comptoirs, téléphones, claviers, écrans, robinets, éviers… Coronavirus est détruit en 1 minute avec un désinfectant ou produit de nettoyage contenant 62 à 71% d’alcool, 0,5% de peroxyde d’hydrogène ou 0,5% d’eau de javel.
  5. Si une personne de votre entourage immédiat est suspectée ou confirmée Covid-19 vous devez renforcer ces mesures d’hygiène

www.cdc.gov : deseases / coronavirus /

Le dysfonctionnement thyroïdien constitue t’il un risque supplémentaire ?

Les experts s’accordent à considérer qu’un système immunitaire compétent tel qu’on le trouve en général chez les enfants et les jeunes adultes constitue un facteur majeur de réduction de risques et de complications mortelles.  

Bien que La British Thyroid Fundation ait récemment indiqué que les personnes souffrant de problèmes thyroïdiens, bien équilibrés sous traitement, ne présentaient aucun risque majoré par rapport aux complications de Covid-19, contrairement aux  patients thyroïdiens non équilibrés, de nombreux experts considèrent que toute personne souffrant d’une maladie chronique ou d’une maladie auto-immune, quel que soit l’âge, doit être considérée comme étant à haut risque, ce qui inclut les personnes atteintes de maladie thyroïdienne chronique : hypothyroïdie, hyperthyroïdie, maladie de Hashimoto ou maladie de Basedow.

Aussi, même s’il n’y a pas de consensus sur le sujet et même si l’on ne sait pas vraiment aujourd’hui pourquoi un dysfonctionnement du système immunitaire constitue un risque majoré de complications, il est raisonnable de penser que toute personne présentant un problème métabolique ou hormonal doit redoubler de vigilance : Hygiène des mains, distanciation sociale y compris vis-à-vis de personnes non infectées, confinement absolu.

L’obésité est elle un facteur de risque ?

L’obésité de grade 3 (IMC > 40 kg/m2) constitue un facteur de risque de complication de Covid-19.

Conformément aux décisions gouvernementales, ces personnes doivent impérativement rester à leur domicile, en arrêt de travail.

Quel est le sur-risque lié au diabète ?

Dans l’étude initiale chinoise concernant les malades hospitalisés, 

  • 48% présentaient une comorbidité, en particulier un diabète ou une maladie cardiovasculaire.
  • 10 à 20% avaient un diabète
  • 22% des patients diabétiques ont été admis en réanimation
  • 21% sont décédés
  • 48% des personnes décédées avaient une hypertension artérielle

L’absence de déséquilibre du diabète est un élément rassurant, d’où la nécessité d’exercer une vigilance accrue par rapport à l’alimentation et au traitement, et de bien respecter le confinement

Quel est le sur-risque lié à l’excès de graisse abdominale ?

La graisse abdominale logée autour et dans le foie, les reins, le cœur, les intestins et les grosses artères, qu’on appelle la graisse viscérale, est le résultat de dérèglements métaboliques qui font intervenir en première ligne le pancréas et son hormone principale, l’insuline dont la mission est d’amener le sucre jusqu’à nos cellules.

Lorsque le pancréas perd sa capacité à réguler son insuline et son autre hormone, le glucagon, le sucre arrive difficilement jusqu’aux cellules, qui, par ailleurs, sous l’effet d’un excès d’inflammation et/ou d’oxydation développent une résistance à l’utilisation du sucre et donc une résistance à l’insuline.

Le sucre ne pouvant plus être utilisé comme énergie est utilisé pour remplir les adipocytes de graisse, particulièrement autour des viscères.

La graisse viscérale est donc représentative des dérèglements métaboliques et des risques pour la santé (diabète, maladies cardio-vasculaires, perturbation des défenses immunitaires…)

En période de pandémie, et plus pour celle que nous vivons à Coronavirus, il est essentiel d’optimiser son hygiène de vie pour réduire les dérèglements métaboliques, ce qui signifie :

  • réduire l’inflammation et l’oxydation
  • booster nos systèmes de contrôle de l’inflammation et de l’oxydation.

Comme le rappelle la nutritionniste Marie Laure Nageleisen, voici 10 points pour booster votre immunité et moduler votre inflammation :

  1. Privilégiez une alimentation à dominante végétale : c’est elle qui nous apporte les nutriments anti-oxydants – Attention, cela ne signifie pas : supprimer la viande ou le poisson, car il faut maintenir de bons apports en protéines
  2. Choisissez vos aliments par rapport à leur charge glycémique
  3. Réduisez la consommation d’amidon (céréales)
  4. Réduisez la consommation de saccharose (sucre et sucreries)
  5. Privilégiez les protéines au petit déjeuner : elles favorisent la production de dopamine (énergie)
  6. Optez pour une cuisson à la vapeur douce
  7. N’oubliez pas les bonnes graisses, surtout les graisses oméga-3
  8. Privilégiez les aliments bio
  9. Alcool avec modération
  10. Prenez soin de votre hygiène de vie : sommeil – activité physique – relaxation – évitez le tabac (facteur de risque pour les infections respiratoires

 

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